Quelle classe !
On l'attendait depuis bien longtemps ! Le voilà enfin dans nos vertes contrés… Au lancement du jeu, on entend Dante, le héros, dire clairement "let's rock baby !". Ça en dit long sur le jeu, qui n'est pas un simple jeu, c'est un univers dans lequel on embarque, une expérience unique, à consommer sans modération !
Après mon paragraphe hautement lyrique (ironie), je vais essayer de vous expliquer les quelques points forts du jeu… Premièrement on est ébahit par la classe de Dante ! Mais oui !!! Quelle classe ! Le moindre mouvement est magnifiquement bien exécuté. Voilà enfin un jeu où l'on se sent nettement supérieur à nos adversaires. Ici, pas de souci de munitions, elles sont infinies. Vous l'avez compris, c'est l'action pure et dure qui prime !
Plantons rapidement le décors. Vous servez une noble cause puisque vous êtes le fils d'un chevalier nommé Sparda qui fût le prince des humains après les avoirs sauvé d'une invasion du peuple maléfique commandé par le diable en personne. Nous voilà donc à nouveau entraîné dans un combat "bien contre mal". Vous incarnez donc ce fameux Dante, un héros plus que mystérieux, au charisme psychédélique et démoniaque, voir même assez macho.
Glauque ! Plus que monstrueux ! N'allez pas croire que vous jouerez à un Resident Evil ! Noooon !!! Nous avons affaire ici à un beat'em all d'une aisance telle que les énigmes, rares il faut l'admettre, ne vous poseront aucunes difficultés. Le jeu est entièrement en 3D, vous pourrez sauter, marcher ou courir, vous suspendre et réaliser moult autres mouvements.
La multitude de coups réalisable est d'ailleurs tout simplement impressionnante. Vous aurez aussi à votre disposition une panoplie d'armes digne d'un véritable mercenaire. Et ce n'est pas tout, vous pourrez aussi faire appel à des pouvoirs aux effets aussi destructeurs qu'ils sont magnifiques.
Mais ne vous inquiétez pas, la jouabilité est simple et intuitive et les armes et mouvements ne seront accessibles qu'a mesure de votre progression dans le jeu. En effet, Devil May Cry possède un peu le même système de progression que Onimusha. En fait, les ennemis terrassés laisseront derrière eux des orbes de différentes couleurs. Pour débloquer les armes et les coups, il vous faudra collecter des orbes rouges. Si vous collectez 4 orbes bleus, vous allongerez votre barre de vie. Les orbes verts vous revigore et les jaunes vous donnent des continues.
Ce système intelligent vous oblige non seulement à combattre, mais aussi à varier vos coups, les récompenses étant déterminées en fonction de vos enchaînements. Le jeu paraît donc un peu bourrin, mais le système de combat n'en n'est pas moins riche et varié.
Graphiquement divin !
Il n'y a pas de termes assez forts pour décrire les qualités graphiques de ce soft. C'est un des grands points fort de Devil May Cry. Il faut bien l'admettre, on avait jamais vu des décors aussi somptueux sur PS2. Les textures sont détaillées à l'extrême et on se surprend à s'arrêter pour pouvoir les admirer.
Niveau son, l'ambiance est surprenante. Assez malsaine lorsque vous arpentez les couloirs que vous avez préalablement débarrassé de leurs occupants diaboliques ; elle s'accélère pour devenir d'un genre assez "techno" lorsque des monstres apparaissent. Bref les musiques sont bien organisées et rythment parfaitement les séquences de combats.
Le bestiaire est pour le moins original. Les ennemis sont assez comment dire… bizarres ! Ici pas de zombie ou autres monstres vaguement rencontrés dans d'autres soft. Vos assaillants ressemblent plutôt à des marionnettes (oui !) et autres fantômes qui font deux, voir trois fois votre taille !
À noter aussi que l'aventure se déroule sous forme de "missions". Devil May Cry peut paraître court en terme de durée de vie avec sa vingtaine de missions mais ne vous y trompez pas ! Le challenge est relevé et saura vous tenir en haleine pendant une bonne dizaine d'heure pour les meilleurs d'entre vous. Vous pourrez ensuite refaire le jeu et accéder à des missions cachées qu'il vous faudra découvrir.
Quel gâchis !
Certes le jeu est beau, jouable, sertit d'une bonne ambiance, et pôssède un look génial ; mais, nous, pauvres petits européens avons droit à une version de DMC bâclée. Le mode 60 Hz a été abandonné et on se retrouve avec du 50 Hz ! Deux bandes noires en haut et en bas de l'écran ont fait leur apparition. Les décors et les personnage sont donc légèrement tassés. Le jeu s'en trouve également ralenti, dans les déplacements comme dans les combats, vraiment dommage !
Mais si vous n'avez pas joué à la version japonaise du jeu, ces symptômes ne devraient pas vous gêner…
Sachez enfin que Devil May Cry à été traduit. Les sous titrages sont donc en français, mais les voix sont en anglais. Ce n'est pas plus mal quand on voit les défauts de synchronisation dans certains jeux.
Même si la version Européenne a été bridée en comparaison à la version japonaise, ce titre reste grandiose, on s'amuse autant que Dante tue, et je peux vous assurer que vous allez en casser du monstre. Si vous aimez ça, ce n'est pas la peine de vous retenir, c'est LE jeu qu'il vous faut en cette fin d'année.
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