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Grand Theft Auto : San Andreas

Il serait réducteur de considérer Grand Theft Auto San Andreas (GTA SA) comme une simple suite des deux précédents volets parus sur PS2 tant les développeurs de Rockstar North y ont intégré d’éléments nouveaux, et ce, à tous les niveaux. Au point qu’on peut aisément le considérer comme un jeu à part entière, l’aboutissement d’un concept unique en son genre, souvent copié mais jamais égalé.

1001 CJ

Ce qui frappe durant les premières heures de jeu, c’est l’importance que Rockstar a donné au personnage central du jeu. Si dans les précédents GTA on pouvait reprocher le côté un peu impersonnel des héros, dans GTA SA, on peut façonner Carl Johnson (CJ pour les intimes) à son image et c’est là l’une des grosses nouveautés du titre. À la manière d’un personnage de RPG CJ est en effet entièrement évolutif, explications...

Après un exil de plusieurs années CJ revient à San Andreas pour l’enterrement de sa mère. À son retour, il est cueilli par des flics ripoux qui n’ont pas oublié ses erreurs de jeunesse qu’ils utiliseront pour faire pression sur lui pour régler leurs petites affaires. Pour ne rien arranger, les anciens potes de CJ ne lui ont pas pardonné de s’être enfui. Inutile de préciser qu’au début du jeu, CJ n’en mène pas large. Le but est donc de reconquérir les acquis perdus durant l’exil et régner à nouveau en caïd.

Complètement fauché, CJ va d’abord devoir accomplir de basses besognes pour une poignée de dollars afin de pouvoir se racheter un look. Car le respect se gagne avant tout avec un look qui en jette. À commencer par les fringues. Les nombreuses boutiques proposent un vaste panel de vêtements à des prix très différents selon la boutique. Après ça, un petit tour chez le coiffeur du coin s’avère également nécessaire. Enfin, pour parfaire le tout, rien de tel que quelques tatouages afin d’asseoir un peu plus son respect.

Mais le look ne fait pas tout, et CJ va devoir faire ses preuves avant de récupérer sa place à la tête du gang. Pour augmenter ses chances il lui faut se sculpter un corps d’athlète en allant faire de la musculation dans la salle de gym la plus proche.

Six aptitudes et compétences peuvent être développées. Le respect, en accomplissant des missions où en éliminant des membres des gangs rivaux. Plus le respect est élevé plus CJ pourra recruter d’hommes dans son gang. À la manière d’un Freedom Fighters on peut effectivement recruter plusieurs membres de gang auxquels on peut ensuite donner des ordres sommaires avec la croix directionnelle (suivez-moi, restez en position, etc.). L’endurance, en s’entraînant sur les tapis roulants d’une salle de gym. Elle permet d’améliorer les aptitudes de CJ pour sprinter plus longtemps à pied, à vélo, ou à la nage. La musculature en soulevant des altères dans une salle de gym. Plus CJ sera musclé plus il pourra apprendre de coups pour les combats au corps à corps. La graisse, en mangeant des burger et des pizzas à longueur de temps CJ s’engraisse petit à petit (gare à l’indigestion !). Mieux vaut éviter de trop s’engraisser pour le succès des missions. Le sex appeal, en soignant son look (vêtements, coupe de cheveux, tatouages, belle bagnole…). Inutile d’essayer de draguer sans sex appeal… Et enfin l’habileté. Les compétences de CJ à la conduite, dans le maniement des armes augmentent avec la pratique. L’idéal étant d’aller dans les écoles de conduite ou dans les stands de tir pour les augmenter plus rapidement.

Bref les possibilités de personnaliser CJ sont innombrables. C’est simple, on pourrait presque dire qu’il y a autant de CJ que de joueurs jouant à GTA SA, c’est dire !

Simulation de gangsters

La progression du jeu dans GTA SA est similaire aux précédents volets. Les initiales des personnages clefs à rencontrer pour déclancher les missions apparaissent sur la carte. Une scène cinématique introduit ensuite chaque mission. Les missions sont d’une variété impressionnante et renouvèlent sans cesse l’intérêt du jeu sans jamais lasser le joueur.

Courses, poursuites, assassinats, cambriolages, fuites, concours de danse, vols de voitures, les missions varient les plaisirs et font voir du paysage en nous entraînant d’un bout à l’autre de San Andreas.

Certaines intègrent même un soupçon d’infiltration à l’image d’un Manhunt, histoire de varier les plaisirs.

Mais se cantonner à ne faire que les missions de scénario dans GTA SA serait passer à côté de ce qui fait toute sa richesse et son ampleur tant les activités annexes sont nombreuses. Il y a d’abord les sempiternelles missions de véhicules (police, pompiers, ambulance, taxi, mac à dames…). Un certain nombre de nouveaux jobs ont également fait leur apparition. Ainsi, il est possible de livrer des journaux à vélo, de faire des livraisons en camion ou encore de conduire des trains ! Les plus crapuleux s’adonneront aux joies du cambriolage en dérobant les biens dans les maisons pendant que leurs propriétaires sont endormis.

On peut également se livrer à des guerres de gangs en attaquant des territoires de gangs rivaux et ainsi prendre leur contrôle. Et pour les flambeurs, il est possible de faire du tuning sur la plupart des voitures du jeu avec une large palette d’accessoires, un peu comme dans Need For Speed Underground.

D’autre part, la recherche des paquets cachés a laissé sa place à des activités plus ludiques comme recouvrir tous les graffitis des gangs rivaux ou prendre des photos d’endroits bien précis, ramasser des fleurs… Sans oublier les cascades uniques toujours présentes. La possibilité d’investir dans l’immobilier a également été maintenue. Chaque appartement ou maison acheté se transforme en QG dans lequel on peut se ravitailler, se changer et sauvegarder.

Côté divertissement, là aussi, Rockstar n’a pas fait les choses à moitié. Désormais, aller dans les bars ne se résume plus à reluquer les strip-teaseuses. On peut y jouer au billard ou à des bornes d’arcades, participer à des concours de danse, etc. On peut également jouer dans les casinos, une activité très ludique mais aussi très risquée pour les finances… Plus fort encore, il est possible de faire des virées avec des petites amies que les fleurs et un dîner en tête à tête réjouiront. Entre deux missions, aller mettre quelques paniers en jouant au basket peut également s’avérer reposant.

Bref les activités parallèles aux missions sont si nombreuses qu’il est impossible de les énumérer toutes ici. Certains défis sont même réalisables à deux joueurs, pendant que l’un conduit, l’autre canarde, du pur bonheur. On peut jouer et s’éclater pendant des heures durant sans jamais s’ennuyer et ce, sans faire la moindre mission de scénario. Et ça, c’est un gage de qualité certain.

Un vrai monde parallèle

Après plusieurs heures de jeu, voir plusieurs dizaines d’heures, on découvre peu à peu toute l’envergure de GTA SA. À commencer par la taille de l’aire de jeu. On pourrait comparer San Andreas à un petit état. S’y sont développées trois villes, chacune de la taille de Vice City, avec en marge de ces villes une cambrousse peuplée de fermiers peu accueillants, d’un désert dans lequel il n’est pas recommandé de détruire son véhicule et d’une montagne. Le tout est si grand que l’ensemble des cités est relié par tout un système de transport. Ainsi, autoroutes, voies ferrées et aéroports permettent de gagner un temps précieux dans les déplacements. Le plus extraordinaire, c’est que Rockstar a su donner vie à ce vaste environnement. De nombreux passants sillonnent les rues, on surprend parfois même des conversations entre eux. Le trafic est dense et la variété des véhicules en circulation s’est considérablement accrue. Le plus amusant est de constater que CJ n’est pas le seul à semer la zizanie dans les rues de San Andreas. Il arrive fréquemment d’assister à des poursuites entre flics et gangsters ou de tomber sur des conducteurs fous écrasants tout sur leur passage ou encore d’être pris dans le feu d’une fusillade. Le tout est si crédible qu’on a réellement l’impression d’évoluer dans un monde à part entière. Cette crédibilité est renforcée par l’ambiance du jeu. Une ambiance grandement due aux dix stations de radios qui diffusent en permanence des tubes d’artistes connus. Un grand nombre de styles musicaux sont représentés et la playlist est impressionnante. David Bowie, Rage Against The Machine, Guns N’ Roses, Depeche Mode, James Brown, Toto, Dr Dre, Cypress Hill, Ice Cube et bien d’autres !

Au-delà de la musique, les dialogues extrêmement bien réussis y sont aussi pour beaucoup dans la qualité de l’ambiance. Très vulgarisés ces derniers sont on ne peut plus prenant et souvent hilarants.

Presque parfait

Techniquement, GTA SA bénéficie de grosses évolutions par rapport à son prédécesseur. Graphiquement d’abord, on note une amélioration certes pas révolutionnaire mais bel et bien notable. C’est plutôt du côté des effets qu’il faut se tourner pour réellement se rendre compte de l’avancée. Les petites ondulations du décor pour simuler l’effet de chaleur est on ne peut plus remarquable et les effet météorologiques ne sont pas en reste. Les bourrasques de vent, les pluies diluviennes et le brouillard sont autant d’éléments qui contribuent à davantage crédibiliser l’environnement.

Le gros point fort technique miracle c’est qu’aucun temps de chargement ne vient interrompre les déplacements. On peut aller d’un bout à l’autre de la carte sans aucun écran de chargement, chapeau !
La contrepartie de cette prouesse technique est qu’on assiste parfois à des problèmes d’affichage. Il arrive en effet que le décor se construise sous nos yeux avec des bâtiments qui apparaissent au fur et à mesure. Mais il ne faut pas y voir une quelconque négligence de la part des développeurs mais plutôt les limites de la PS2 clairement repoussées dans leurs derniers retranchements. De toute manière, dans le feu de l’action, on ne pense même pas à des défauts aussi insignifiants.

Un défaut plus gênant entache néanmoins la jouabilité. Le système de visée n’en fait parfois qu’à sa tête et quand on se retrouve encerclé par des gaillards pas commodes c’est plutôt crispant. En dehors de ces deux petites imperfections, GTA SA est clairement irréprochable !

Impossible d’aborder dans ce test tous les points qui font de GTA San Andreas le jeu culte de cette année. Pour résumer on pourrait simplement dire qu’il s’agit d’un tout en un. On retrouve en effet dans ce seul GTA des éléments de gameplay que l’on retrouve dans de très nombreux jeux comme Les Sims, Manhunt, Freedom Fighters, Need For Speed Underground, Mat Hoffman’s Pro BMX, Parappa The Rapper et bien d’autres. Autant d’emprunts que Rockstar a su utiliser à son avantage et à sa sauce pour donner à son jeu le statut de monument vidéo-ludique.

On ne joue pas à GTA San Andreas, on le vit !

Source : Actu-Play.com

vos commentaires (30 commentaires)

Eho vous n'avez pas honte de plagier les tests des autres: http://www.pro-gamers.kal[...]ent/index.php?id=14 http://www.actu-play.com/[...]ests_ps2.php?id=166 http://www.gotostudio.com[...]uto-san-andreas.htm
Par Inconnu, le 24/08/2005 à 20:15 GMT


Ce test est issu du site Actu-Play.com et son auteur nous a parfaitement autorisé à l'utiliser (un lien vers le site source se trouve d'ailleurs à la fin du test).
Par L'Equipe de GotoStudio, le 25/08/2005 à 19:06 GMT


c'est trop cool san andreas on peut faire trop plein de chose c'est trop coooooooool
Par l, le 24/06/2006 à 11:49 GMT


les graphismes sont tro nuuuuuuuuuuuuulll !!!!!!!!!!!!
Par naruto, le 29/06/2006 à 10:55 GMT


trop cool le jeu enplus on a duree de vie extremement longue et ses de la balle on peut faire se qu'on veut sublimissime je le conseille a tous les auditeurs
Par eric66000, le 06/07/2006 à 19:46 GMT


ce jeu est trop cool les graphisme sont parfait je n avait jamais vu un jeu autant realiste
Par lisa, le 24/07/2006 à 10:25 GMT


Trop bien ce jeu il déchire je vous le conseille a tous ,
Par fdyhrd, le 24/09/2006 à 15:22 GMT


je vous dris avoir se jeux par ses que ses tre le vono pis mes frere aime sa aussi merci
Par nicolas, le 04/11/2006 à 23:13 GMT


Ce jeu est exellent et les graphismes sont super bien fait. Franchement,je vous le conseille à tous.
Par brice de nice, le 24/11/2006 à 19:26 GMT


Yo holmes
Par C.J, le 25/11/2006 à 19:15 GMT

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