Déjà édité une première fois sous le titre "Au nom du rock", ce livre ressort dix ans plus tard, augmenté de dix nouveaux portraits. Soit cinquante rockstars interviewées, pour fêter le demi-siècle du rock.
Miles Davis, Ray Charles, Bob Dylan, Brian Wilson, Paul McCartney, George Harrison, Bill Wyman, Mick Jagger, Keith Richards, Eric Clapton, Jimmy Page, Ray Davies, Pete Townshend, Roger McGuinn, David Crosby, Paul Simon, Frank Zappa, Lou Reed, The Doors, The Grateful Dead, Pink Floyd, Neil Young, Robbie Robertson, Joni Mitchell, Leonard Cohen, John fogerty, Robert Plant, Carlos Santana, Billy Gibbons, Iggy Pop, David Bowie, Freddie Mercury, Bruce Springsteen, Peter Gabriel, The Neville Brothers, Mick Jones, Joe Stummer, Elvis Costello, Mark Knopfler, Sting, Chrissie Hynde, Willy DeVille, Robert Smith, U2, REM, Guns N'Roses, Nirvana, Red Hot Chili Peppers, Marilyn Manson, The White Stripes...
Rédacteur en chef de Rapido et des Enfants du rock, coauteur du Dictionnaire du rock, Yves Bigot écrit depuis plus de vingt ans pour Libération, Rolling Stone, Rock&Folk. Animateur et journaliste à Europe 1 et à France Inter, directeur de Fnac Music puis de Mercury, il est actuellement directeur des programmes de France 2.
Bigot ne plonge pas dans sa discothèque (ce livre n'est pas un guide d'achat) mais dans ses souvenirs. Ainsi, il déroule des dizaines d'anecdotes sur chacune des rockstars, qu'il a parfois rencontrées plusieurs fois, tantôt pour la radio, tantôt pour la télévision, mais aussi en tant que patron, comme lorsqu'il travailla avec Mark Knopfler alors qu'il dirigeait Mercury. Si les femmes sont aussi sous-représentées dans le livre que dans le rock en général (Patti Smith, Chrissie Hynde et Joni Mitchell sont les seules rescapées), certains groupes sont bien traités. Robert Plant et Jimmy Page de Led Zeppelin ont chacun droit à leur portrait et pour en savoir plus sur les Rolling Stones, on lira en enfilade les pages sur Bill Wyman, Mick Jagger, et Keith Richard. Il en va de même pour les Beatles : Bigot traîte séparément Paul Mc Cartney et George Harrison. Dommage que John Lennon ne soit pas présent : ce livre doit son titre à sa célèbre de phrase de 1966 selon laquelle les Beatles seraient "plus populaires que le christ".
Ce livre, comme tous les livres écrits sur le rock ou presque, est subjectif. Ce n'est pas une galerie tout à fait complète. Si le King est excusé puisqu'il n'a jamais pu donner d'interview à l'auteur, parce qu'il est mort avant que Bigot ne commence sa carrière, on se demande en revanche où sont des rockers aussi essentiels que Jerry Lee Lewis ou Chuck Berry. Non exhaustif, "Plus célèbres que le Christ" est en revanche un livre de passionné. Mais accessible à tous : ceux qui ont connu le rock en 1954, leurs enfants. Et leurs petits-enfants... si ça les intéresse, toutefois. Ce livre se révèlera aussi un précieux guide pour les journalistes rock.

De Miles Davis aux White Stripes, un réjouissant périple dans les arcanes du journalisme musical made in France. |